18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 18:20
L'individu, ou celui qui se croyait être tel

L'individu, ou celui qui se croyait être tel

 

 

 

« Moi je... » passe aujourd'hui pour l'accomplissement ultime au travers duquel l'individu se donne l'impression d'exister. Ce petit groupe sujet est celui par lequel « on » tente de s'affirmer, d'avancer sous couvert de la vérité qu'évidemment l' « on » détient et dont « on » s'efforce de ré-imprégner le monde tellement celui-ci semble chaotique et incertain, insoumis à la juste Raison ; de cette Raison « on » se fait le porte parole, le héros d'une aventure qui devient alors nécessairement la consécration de l'individu, d'une interprétation de l'individu.

 

Car l'individu dont il s'agit ici n'est autre que celui qui est indéfiniment enfanté par telle ou telle vérité chacune érigée comme l'unique et seule vérité d'un monde qui n'a que sa propre prétention pour vérité. Cet individu, qui se prétend unique, n'est pourtant que l'un des exemplaires d'une production sérialisée dont le « moi je... » n'ouvre qu'une possibilité de déjà entendu, de déjà vu.

 

Sa morale n'est pas sienne pas plus que sa Raison. Elles sont ce par quoi l'individu s'identifie, s'authentifie, au sein d'un ensemble, d'un monde, qui est le seul repère valable et juste qui permet de juger et de justifier son existence ; ce monde n'est autre d'ailleurs que l'ensemble de ces petites justifications. Les mœurs acquises leur servent de repères et permettent à l'« individus » de paraître à lui-même comme l'unique prétendant, parce qu'il s'abreuve à la source de la vanité, auprès de la vérité, celle qu'il a appris et reçu par son éducation. Une boucle se boucle ainsi.

 

Quant à celui, l' « Unique », dont les pulsions créatrices – et par là-même aussi destructrices - l'élèvent au-dessus des bassesses plébéiennes de la conformité et de l'opinion publique – de l'idéal commun -, il prend le risque de devenir la victime de la tyrannie de la majorité, des « moi je... » inquisiteurs et vaniteux portés par ceux qui n'ont pour flambeaux que leurs erreurs et leurs mensonges. L' « individu » est celui par lequel est sauvé ce monde et qui maintient vive la flamme de la vérité, d'une morale grégaire affublée d'un sentiment illusoire de puissance. La pensée d'un tel individu le guide dans ses tourments quotidiens et finit par le perdre – ou le faire revenir inexorablement à son point de départ, ce qui revient au même - en se prenant pour sienne, comme son bien propre issu de son entendement. L'autre, sa victime, peut rire de son propre désarroi car il ressentira toujours cette parcelle de supériorité que ce désarroi fera naître en lui en la sachant issue de sa propre opinion et non de celle de la majorité.

 

L'individu véritable ne saurait se faire reconnaître à l'aune d'une identité qu'il présenterait d'une façon toujours semblable à celle des autres individus, face au monde – car alors apparaît ce qui caractérise un monde décadent et puérile : le dualisme, bien/mal, vrai/faux, pensée/sensibilité, individu/masse. Ce qui le caractérise bien au contraire ne pourrait être discernable à la limite que dans les méandres de la multiplicité de son devenir, et par conséquent de ses états en perpétuel conflit les uns avec les autres. Il s'agit là d'un aboutissement, du résultat d'un long et périlleux voyage en soi, d'une œuvre artistique dont il peut avérer bien difficile en ces temps troublés de découvrir certains exemplaires encore vivants ou peut-être même en état de naître. L'individu est celui qui façonne son monde ; celui qui, l'esprit léger, sais s'élever bien au-dessus des convenances et des mœurs du monde grégaire car il a su découvrir en lui-même, par son auto-éducation, quelles en sont les origines et ce qu'elles impliquent comme ressentiments et haines vis-à-vis de la vie et de ses facéties.

 

Mais tout monde se doit d'être conservé, se doit d'être tout simplement. L'individu n'en est alors par rapport à lui qu'un élément affirmant la conviction de la nécessité de son existence. Ainsi en va la vie puisqu'elle ne peut croître que dans une certaine stabilité, une apparence de réalité qui n'est que réalité-apparence. Ce n'est que lorsque ces deux conceptions s'oppose dans la pensée commune et, élevant la raison au dessus de toutes choses, engendre l'individu théorique, englué dans la fange des idées et des concepts, qu'apparaît pour la vie le plus grand danger : la vanité dans une puissance passive qui pose comme condition de sa persistance l'adéquation de l'ordre du monde aux « lois de la nature ». L'individu du monde moderne, celui des antinomies, se veut le garant de cet ordre, le petit soldat au service de l' « intérêt général ». Sa prétention en devient alors risible !

 

La prétention ne peut s'appuyer sur des lois, sur une conviction, mais seulement sur le devenir exprimé par le corps : l'individu multiple. Sinon elle se fait bourreau. Et pourtant est-il seulement possible de s'appuyer sur du rien ?

 

 

« LES MOEURS ET LEURS VICTIMES. - L'origine des mœurs doit être ramenée à deux idées : « la communauté à plus de valeur que l'individu », et « il faut préférer l'avantage durable à l'avantage passager » ; d'où il faut conclure que l'on doit placer, d'une façon absolue, l'avantage de l'individu, surtout avant son bien-être momentané, mais aussi avant son avantage durable et même avant sa persistance dans l'être. Soit donc qu'un individu souffre d'une institution qui profite à la totalité, soit que cette institution le force à s'étioler ou même qu'il en meure, peu importe, - la coutume doit être conservée, il faut que le sacrifice soit porté. Mais un pareil sentiment ne prend naissance que chez ceux qui ne sont pas la victime, - car celle-ci fait valoir, dans son propre cas, que l'individu peut avoir une valeur supérieure au nombre, et de même que la jouissance présente et l'instant paradisiaque pourraient être estimés supérieurs à la faible persistance d'états sans douleur et de conditions de bien-être. La philosophie de la victime se fait cependant toujours entendre trop tard, on s'en tient donc aux mœurs et à la moralité : la moralité n'étant que le sentiment que l'on a de l'ensemble des mœurs sous l'égide desquelles on vit et a été élevé – élevé, non en tant qu'individu, mais comme membre d'une totalité, chiffre d'une majorité. - C'est ainsi qu'il arrive sans cesse qu'un individu se majore lui-même au moyen de sa moralité. » Friedrich Nietzsche, Aphorisme 89 d'Opinions et Sentences mêlées, Humain trop humain.

 

« LE BIEN ET LA BONNE CONSCIENCE. - Vous pensez que toutes les bonnes choses ont de tout temps impliqué une bonne conscience ? - La science, qui est certainement une très bonne chose, a fait son entré dans le monde, sans celle-ci et sans aucune espèce de pathos, secrètement, bien au contraire, passant le visage voilé ou masqué comme une criminelle, et toujours affligée du sentiment de faire de la contrebande. Le premier degré de la bonne conscience est la mauvaise conscience – l'une ne s'oppose pas à l'autre : car toute bonne chose commence par être nouvelle, par conséquent insolite, contraire aux coutumes, amorale, et elle ronge, comme un ver, le cœur de l'heureux inventeur. » Friedrich Nietzsche, Aphorisme 90 d'Opinions et Sentences mêlées, Humain trop humain.

 

« LE SUCCÈS SANCTIFIE LES INTENTIONS. - Il ne faut point craindre de suivre le chemin qui mène à une vertu, lors même que l'on s'apercevrait que l'égoïsme seul, - par conséquent l'utilité et le bien-être personnels, la crainte, les considérations de santé, de réputation et de gloire, sont les motifs qui y poussent. On dit que ces motifs sont vils et intéressés : mais s'ils nous incitent à une vertu, par exemple le renoncement, la fidélité au devoir, l'ordre, l'économie, la mesure, il faut les écouter, quelle que soit la façon dont on les qualifie. Car, lorsqu'on a atteint à ce à quoi ils tendent, la vertu réalisée ennoblit à tout jamais les motifs lointains de nos actes, grâce à l'air pur qu'elle fait respirer et au bien-être moral qu'elle communique, et plus tard, nous n'accomplissons plus ces mêmes actes pour les mêmes motifs grossiers qui autrefois nous y incitaient. - L'éducation doit donc, autant qu'il est possible, forcer à la vertu, conformément à la nature de l'élève : mais que la vertu elle-même, étant l'atmosphère ensoleillée et estivale de l'âme, y fasse sa propre œuvre et y ajoute la maturité et la douceur. » Friedrich Nietzsche, Aphorisme 91 d'Opinions et Sentences mêlées, Humain trop humain.

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Propos pour un "empire" européen, une Grande Europe dans le cadre du projet eurasiste de la multipolarité :

(Une Res publica des régions et nations européennes libérées des projets mondialiste et impérialiste pseudo-eschatologiques !)

Res Publica Europensis

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Il ne s'agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser

Pierre-Joseph Proudhon

Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

F. Nietzsche

 

 

Friedrich Nietzsche

 

« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

Alexandre Douguine 

 

Ce site se reconnaît dans la proposition de "Quatrième Théorie politique" et dans le projet "eurasiste" pour un monde multipolaire

 

L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

Alain de Benoist

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Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne

 

Égalité & Réconciliation

 

« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

Recherche

Intro

 

soldat avec groom_Giorgione

 

« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(partisan du socialisme révolutionnaire européen et de l'eurasisme, catholique enraciné dans sa patrie !)

 

 

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