20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:42
Nature/Culture (Par Thibault Isabel)

Nature/Culture


 


 

Par Thibault Isabel

(Thibault Isabel, philosophe et écrivain, et rédacteur en chef de la revue Krisis)


 

Là où la conduite des bêtes s’enferre encore généralement à nos yeux dans une nécessité inflexible et obtuse, on attend au contraire communément de l’homme qu’il utilise enfin son libre-arbitre et vogue avec détermination vers le royaume pacifié de l’esprit, dans le but de renoncer à ses impulsions frénétiques et d’échapper ainsi à la conflictualité permanente dont toutes les autres créatures semblent la proie. Du moins est-ce là une espérance fortement répandue parmi nos élites savantes, en particulier depuis le XVIIIe siècle. L’idéal d’une paix perpétuelle, tel qu’il a été reformulé à l’époque de l’Aufklärung, découle directement de notre foi en la pureté d’une rationalité affranchie de toutes les déterminations – celles de la nature, mais aussi des héritages et du passé. Nos lumières intérieures nous ouvriront un jour les portes d’un monde réellement ordonné, résolument unifié, indifférent aux racines locales, aux particularismes arbitraires ou aux dissensions passion¬nelles qui auraient pu nous diviser. Ce qui nous meut et nous émeut dans la dimension relative et changeante de l’hic et nunc n’a pas de légitimité devant la clairvoyance d’une pensée droite, véridque et absolue. Aussi l’émotion qui nous agite doit-elle céder le pas devant l’impératif catégorique d’une action morale étrangère à toute motivation personnelle et dévolue à la seule conformité au droit. Dans une veine moins laïque, on aurait dit que la composante la plus haute, la plus céleste et la plus angélique de notre être doit finir par dominer avec autorité sa composante la plus basse, la plus tellurique et la plus démoniaque, pour lui enlever toute possibilité néfaste d’expression. 


 

L’horizon d’une paix sans limite, formulé à l’époque moderne par certains prophètes républicains et libéraux, n’avait d’ailleurs rien d’inédit. Nombre de chrétiens s’étaient déjà rangés très tôt sous sa bannière, dans les décennies qui avaient suivi la naissance de Jésus, en accompagnant le grand tournant universaliste encouragé par saint Paul. L’esprit, propre de l’homme, est notre seul point de contact avec le Verbe et les commandements divins ; lui seul peut nous arracher à la corruption de la chair animale, grâce aux lumières de la révélation, afin de poser les bases d’une pacification générale du monde. Ici également, l’absolu doit succéder au relatif, de manière à ce que l’Un, le Bien, l’emporte sur le Mal, comme violence multitudinaire… L’homme, être de culture, ne sera vraiment lui-même, et ne se montrera le fils aimant de son Créateur, que s’il parvient à rejeter la bête, en lui, qui le porte à l’avidité et à la destruction. Même l’amour est volontiers réinterprété au passage dans un sens désenraciné et décharné, soigneusement séparé de la pluralité incarnée des choses. Il ne s’agit plus prioritairement d’aimer des êtres singuliers – sa famille, ses amis ou des étrangers sympathiques à qui l’on accorde le gîte et le couvert –, mais surtout l’humanité en tant que telle, dans sa globalité impersonnelle et indifférenciée. L’amour ne s’étend plus autant qu’il le peut du prochain vers le lointain, au terme d’un travail difficile et fragile de sortie hors de soi, mais abolit proximité et distance dans l’abstraction d’une charité décorporéisée, censée valoir sub specie aeternitatis, et fondée en vérité ou en devoir avant d’être fondée en passion. Quant à l’attraction concupiscente, elle apparaît maintenant contraire à la valeur naissante de chasteté qui, en rabaissant tous les appétits charnels, devra aussi contribuer à éteindre les jalousies et à apaiser les haines. Lors de certaines périodes, chez les fidèles emportés par un zèle ascétique, la négation du désir pourra prendre une tournure intransigeante et conduire à la mortification des sens, ainsi qu’au retrait du siècle. Mais, sans même tenir compte de ces pratiques extrêmes, tantôt jugées saintes ou hérétiques, et en dépit une nouvelle fois des innombrables inflexions apportées au gré des âges à chaque aspect du dogme, notre espèce jouira plus que jamais d’un statut d’exception face à la faune, dans le christianisme, étant la seule à bénéficier d’une âme et à avoir été façonnée à l’image de Dieu ; par cela même, elle sera aussi la seule en mesure de surmonter la pesanteur de la nature terrestre. 


 

Cette vision du monde a conquis dans nos contrées une influence incomparable, jusqu’à une date récente – d’abord dans son versant religieux, puis, plus fréquemment, dans son versant éclairé. Pourtant, elle n’a pas occupé dès l’origine le devant de la scène intellectuelle : dans la Haute Antiquité méditerranéenne aussi bien qu’orientale, un autre modèle prévalait, qui, tout en préservant une frontière discrète entre la bête et l’homme authentique, prenait soin de les replacer l’un et l’autre dans un même continuum. Chacun accordait aux représentants de notre espèce une plus grande marge de développement qu’à n’importe quel autre être vivant ; on entendait donc avec insistance s’accomplir dans toute l’étendue de son humanité, dont on tenait soi-même avec orgueil à être la manifestation la plus brillante ; on voulait rivaliser d’intelligence, de caractère et de prouesse athlétique avec ses congénères. Mais on n’en rappelait pas moins que l’homme et l’animal participent d’une même souche, et l’on se défiait par conséquent de tout anthropocentrisme ; nul n’aurait songé à s’affranchir des inclinations biologiques du corps, ni des perceptions qui nous permettent d’étudier la pulsation physique des choses. Nous étions considérés comme des animaux parmi d’autres, simplement dotés de talents particuliers. La culture, à ce titre, n’était jamais conçue en opposition à la nature : on nous invitait plutôt à en faire des notions complémentaires, car le concept de complémentarité était alors érigé en véritable principe ontologique et se voyait appliqué à toutes les dichotomies. On avait coutume de dire en Chine : « La culture tient à la nature, la nature tient à la culture, comme sa bigarrure tient au tigre. Arrachez ses poils à la peau d’un tigre ou d’un léopard, et il ne vous reste que la peau d’un chien ou d’un mouton. » Confucius lui-même mettait déjà ses contemporains en garde contre la tentation de dresser l’une contre l’autre des forces qui gagneraient en fait à s’infuser mutuellement : « Quand le naturel l’emporte sur la culture, cela donne un sauvage ; quand la culture l’emporte sur le naturel, cela donne un pédant. L’exact équilibre du naturel et de la culture produit l’honnête homme. » 


 

Instincts, pulsions et désirs génèrent certes des conflits ; mais si le but de la civilisation est de normaliser la violence entre les êtres, de contraindre nos orientations naturelles à se manifester d’une manière optimale, dans la société, il ne saurait être question pour autant de restreindre l’expression des passions, même à l’intérieur de la sphère publique, à moins de courir de plus grands dangers encore. L’harmonisation collective des comportements ne doit jamais aboutir à castrer symboliquement les individus, ni à les uniformiser, mais à établir un certain équilibre relationnel entre eux. La paix absolue n’est donc ni un idéal atteignable, ni un idéal sain. L’homme dispose potentiellement d’une place éminente au sein du système-monde ; en revanche, il n’a aucune raison valable de se tenir à l’écart de la lutte qui pétrit la pâte du réel : sa vocation est simplement de devenir adulte et de permettre à ses émotions de le devenir elles aussi, de façon à ce que les tensions interindividuelles débouchent sur une dynamique constructive plutôt que destructive. Tel est le paradoxe de la civilisation : elle a pour charge d’instaurer l’harmonie à partir d’un irréductible fonds belliqueux, c’est-à-dire qu’elle tentera, à son meilleur, de se substituer au chaos et à la dissonance sans en expurger le substrat vital. 


 

Une telle conception n’était pas moins morale que la nôtre, dans la mesure où il faut à coup sûr une morale pour parvenir à sublimer les mœurs de l’homme. Mais l’image qu’on se faisait autrefois de l’éthique était très différente de celle à laquelle nous sommes habitués de nos jours : puisque, par la culture, nous devions seulement perfectionner notre nature pour lui permettre d’atteindre son seuil maximal d’excellence, la morale archaïque ne désirait pas tant nous arracher déontologiquement à nos impulsions que les raffiner arétiquement. Elle exigeait de nous rigueur et discipline pour nous accomplir ici-bas, dans le monde auquel nous sommes inextricablement mêlés, mais ne nous demandait pas de nous soumettre à des lois extérieures, venues du ciel des idées, qui nous éloigneraient spirituellement de la terre pour assurer éventuellement notre salut vers l’au-delà, après la mort. Le contenu de la morale, lui aussi, tranchait dès lors inévitablement avec certaines prescriptions modernes : nous n’étions pas sommés notamment, au nom d’une humilité niveleuse, de renoncer à la fierté ou à la gloire, mais de les magnifier au point d’en faire des atouts pour la cité. En aimant les autres, nous ne devions pas nous détourner de nous-mêmes, mais nous affirmer au sein de la communauté et nous épanouir pour le plus grand avantage du groupe. 


 

Penser que la civilisation – l’esprit – peut s’établir en exaltant notre énergie naturelle – le corps – revient à tenter de concilier dialectiquement des polarités antithétiques. Civiliser la lutte au lieu de l’abolir revient à assurer la coexistence de l’Un et du Multiple, ou encore l’intégration respectueuse de la diversité polémogène dans une unité fraternelle. En matière politique, on trouve là les fondements d’une société où chaque individu se révèle pleinement dans sa personnalité tout en participant fédéralement à une œuvre commune, auprès des siens. Les ambitions ne sont pas éradiquées ; elles sont canalisées autant que possible vers des aspirations partagées et favorisent l’émulation générale des talents. 

Cet ensemble de convictions, après son premier envol, se reconnaîtra encore chez tous les auteurs que les sagesses de la Haute Antiquité auront inspirés. Mais leur voix, au fil des ères successives, s’éteindra peu à peu dans une brume d’incompréhension. L’ancienne doctrine a très vite perdu de son aura, à considérer même qu’elle fût jamais vraiment hégémonique en dehors des cercles de lettrés, pour se perdre dans les rêves de quelques penseurs isolés. Cet oubli n’est pas fortuit. L’histoire, en frayant sa route, a exploré bien des sentiers, parcouru bien des chemins. Elle a expérimenté bien des erreurs et produit bien des catastrophes. Au long de son parcours, toutefois, elle n’a pas été aussi prompte à tenter l’aventure de la plus exigeante vertu. Qu’on ne s’y trompe pas : la conjonction harmonieuse des contraires se trouve au sommet d’une pente abrupte et la civilisation la plus digne se dresse à la crête de la plus terrible des montagnes. Des modèles à ce point subtils ne sont pas simples à réaliser. Ils guident le cœur et lui indiquent sa juste destination ; mais il n’est pas certain que quiconque parvienne un jour à contempler le monde depuis un promontoire si élevé…


 

Extrait de l'ouvrage Le Paradoxe de la civilisation, Thibault ISABEL. Editions de La Méduse.

Nature/Culture (Par Thibault Isabel)
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Published by Yohann Sparfell - chevalier de Nüllpahrt - dans Autres auteurs

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Propos pour un "Empire" européen

(Une Grande Europe de la Spiritualité et de la Puissance !)

Res Publica Europensis

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Il ne s'agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser

Pierre-Joseph Proudhon

Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

F. Nietzsche

 

 

Friedrich Nietzsche

 

« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

"Minuit" de Vincent Vauclin

 

L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

Alain de Benoist

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Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne

 

Site du Think-Tank EurHope

 

 

« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

 

Recherche

Intro

 

soldat avec groom_Giorgione

 

« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(partisan du socialisme conservateur-révolutionnaire européen, pagano-catholique enraciné dans sa patrie !)

 

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