19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 18:54
Le sacre - J.L. David

Le sacre - J.L. David

Heidegger, critique de Nietzsche

 

 

 

Préalable

 

 

Par Yohann Sparfell

 

Le nihilisme, comme ce qui caractérise notre époque moderne, est la chose advenu qui permet le mieux de figurer dans toutes ses implications l'essor apparemment anarchique de la technologie. Nous ne saurions mieux nous donner une image de ce qui s'est passé depuis l'origine de la « fin de l'histoire » qu'en réalisant à quel point la subjectivité de l'homme moderne s'est imposé au détriment de la Réalité. L'ultime « vérité » a subjugué la Réalité et a dessiné à sa place les contours de « chemins qui ne mènent nulle part »...

Élever la subjectivité métaphysiquement à une « volonté de volonté », à un Principe de vie équivalant à une volonté-puissance, peut présenter le risque de se laisser dominer soi-même par ce que l'on pourrait reconnaître comme des matérialisations de cette puissance érigée en Principe métaphysique. C'est effectivement un de ces chemins détournés, figuré par la technologie, que l'on suit actuellement en pensant qu'il nous mènerait vers cette « puissance » inévitable, parce que, pense-t-on, atteignable. Selon le principe que tout ce qu'il est possible de faire se fera inévitablement, l'on en vient à se représenter l'empire de la subjectivité comme ce envers quoi il faudrait soumettre notre entendement. Exit la pensée critique ; exit aussi la sagesse ancestrale qui liait la représentation humaine du monde au fait que nous soyons en tout premier lieu des êtres charnels mus par le désir irrépressible de s'ancrer dans la réalité de nos expériences mondaines et spirituelles.

De moyen « métaphysique » de puissance, la subjectivité sur-réalisée est devenue cette « extérieur » idéalisé – symbole de l'humanisme moderne et libéral – par lequel il est enjoint aux individus de se soumettre aux règles de son accomplissement. Car bien sûr, la volonté de puissance telle qu'elle peut être interprétée, et telle qu'elle l'est effectivement par la concorde moderniste, en fait bien l'envers du même décors, l'anti-thèse et donc la deuxième béquille d'un antagonisme faisant avancer le Progrès. Vu de cette façon, en effet, Nietzsche reste sur le terrain du platonisme et il peut alors « servir » à légitimer la marche du monde moderne. Reste à savoir si derrière les apparences indiscutables, il faisait néanmoins de ses concepts les moyens permettant d'interpréter la « vie » ou des éléments provisoires et ne valant que pour sa propre pensée au travers desquels il en appelait plutôt à fonder nos propres interprétations. C'est par cette dernière attitude que, à l'inverse d'oublier l'Être, nous pourrions nous reconnecter à Lui, nous re-connaître en Lui en prenant garde de ne jamais tenter illusoirement d'extérioriser ce que nous n'avons qu'en propre au plus profond de nous.

D'une « vérité » sur la « vie », on en vient à une Multiplicité des possibles dont Nietzsche savait très bien qu'Elle se situe au cœur de la dynamique de l'existence s'exprimant par l'indéfinité des singularités par lesquelles elle s'affirme en chacun des êtres et des communautés vivantes. La volonté de puissance ne peut être une réponse unique aux interrogations sur l'essence de la « vie » mais elle n'est qu'un présupposé par lequel nous sommes invité de nouveau à ne nous en tenir qu'à la surface des choses, aux « apparences », comme les Grecs avant Platon, afin de s'en revenir éternellement à soi.

 

« Lisons une fois de plus l'injonction initiale : ''La vie dans l'apparence comme but.'' La devise est tout à fait ambiguë. Elle peut prendre en effet un sens ontologique, voire éthique, parfaitement affirmatif : il faut être comme les Grecs, ''superficiels par profondeur'' (avoir sondé l'abîme redoutable par lequel repose le monde et être capable de s'en tenir à l'épiderme des choses), penser sans peser, sans ajouter aux choses des tonnes de gravité ou des quantités d'arrière-plans, ne pas cultiver l'illusion du savoir absolu ou du savoir tout court, apprendre le ''gai-savoir'' en même temps que la ''connaissance tragique'' (qui enseigne que l'illusion est nécessaire à la pensée comme le sommeil et l'oubli aux êtres vivants ; que la science à sa pointe extrême se retourne en art). Mais elle peut s'interpréter, surtout à la lumière de la lecture heideggérienne, comme l'expression d'un nihilisme à la fois manifeste et latent. Vivre dans l'apparence, c'est affirmer que la vie est un papillonnement de surfaces, un jeu de masques et de fantasmes à l'infini, qu'elle s'appuie sur des fables. C'est vouloir errer, préférer se tromper, plutôt que d'être trompé. La position d'un tel ''but'', nécessairement indéterminé, ne peut qu'obliger le vouloir qui projette les apparences à revenir incessamment sur lui-même comme étant le véritable but, afin de l'obliger à se vouloir inconditionnellement lui-même. ''La vie dans l'apparence comme but'', ce serait donc la première formulation implicite de la volonté de volonté ! Car, encore une fois, pourquoi faut-il prendre comme but la condition nécessaire et incontournable de la vie ? Naturellement la réponse s'impose : pour défendre de la sorte la vie de la destruction qui la menace lorsqu'elle se perd dans un pseudo-''monde vrai'', celui des fixités ou stabilisations idéales, que sont celles de la logique, de la science ou de la morale réactive. Mais puisque stricto sensu ce monde vrai est par excellence une apparence, l'affirmation de la ''vérité'' comme stabilité, ''identification'' arbitraire qui nie le devenir (qui est donc une ''erreur'') n'est-elle pas également la projection d'une série d'apparences ? Or s'il faut choisir entre les deux ''apparences'' majeures que sont la science et l'art, la seconde contre la première, celle qui exige et produit le plus haut degré d'apparence au sens d'illusion, de fiction, n'est-ce pas encore au nom d'un certain souci de vérité c'est-à-dire pour rester fidèle à la vie, pour se conformer à son essence la plus fondamentale qui est projection d'illusion ? Donc Nietzsche resterait toujours encore soumis à l'idéal traditionnel de la vérité comme justesse, rectitude, adéquation. D'où l'interrogation de Heidegger : Nietzsche ne semble pas avoir été capable de remettre en question cette définition traditionnelle de la vérité. Cependant, bien qu'il en soit largement resté prisonnier, n'a-t-il pas en même temps découvert autre chose, à savoir l'universelle et pure phénoménalité, c'est-à-dire l'immanence radicale ou l'unique plan des phénomènes ? » Michel Haar, Nietzsche et la métaphysique, Le renversement du platonisme, éd. Gallimard, pp. 84-86

 

« Mais en donnant ainsi la priorité à la structure ''rationnelle'' c'est-à-dire ''effective'' de la valeur-art, Heidegger n'oublie-t-il pas ce qui pour Nietzsche fait l'essentiel du phénomène artistique, à savoir d'un côté précisément l'apparence, c'est-à-dire la caractère fictif et radicalement irréel, mythique, ineffectif des formes artistiques, et de l'autre côté le phénomène de l'artiste, son corps, sa ''physiologie'' ? L'artiste est celui qui éprouve comme le ''contenu'', comme la ''chose même'' ce que les non-artistes appellent ''forme'', y compris sa propre vie. Rien de plus étranger à l'artiste qu'une transformation du monde réel, puisque comme l'a dit Nietzsche dans ce même fragment [§ 54 Gai savoir], il se sent appartenir à un ''monde renversé''. D'autre part ce que Nietzsche décrit comme ''l'état créateur esthétique'', l'ivresse, peut bien être interprété comme hyperlucidité froide, ''logique'', détachée de toute passion subjective, mais n'en reste pas le moins le comble de la subjectivité, un ''état'' individuel que l'œuvre devra réveiller, et faire renaître dans la subjectivité du ''spectateur''. Il faut reconnaître qu'il y a une rupture, un saut absolu entre d'une part le caractère ludique aussi bien que le subjectivisme de l'art et d'autre part l'efficience désespérément sérieuse aussi bien que le réalisme neutre détaché de tout point de vue, et de surcroît mondial, du ''dispositif'' technologique.

Le jeune Nietzsche avait baptisé sa philosophie une ''métaphysique d'artiste''. Au-delà d'une ''métaphysique de l'art'' à la manière des Romantiques et d'une physiologie de l'artiste, cette philosophie constitue ce qu'on pourrait nommer dans une perspective heideggérienne une ''onto-théologie esthétique''. Il s'agit bel et bien en effet non pas uniquement de considérer, c'est-à-dire d'estimer, d'évaluer toutes choses, le monde entier, sous l'angle de l'art, mais bien d'affirmer que tous les phénomènes sont en eux-mêmes, conformément à l'essence de la vie, des phénomènes esthétiques. L'esthétique disait le jeune Nietzsche, est à penser comme une ''science de la nature'', c'est-à-dire comme une doctrine de l'étant comme tel. Encore une fois : ''En tant que phénomène esthétique, l'existence nous est toujours supportable, et en vertu de l'art, l'œil et la main, et avant tout la bonne conscience, nous ont été donnés pour nous transformer en pareil phénomène''. ''Le monde en lui-même n'est rien d'autre qu'art'', ou ''L'univers, œuvre d'art s'engendrant elle-même'', disent plus nettement encore des Fragments de 1886. La Volonté de puissance artistique n'est pas seulement l'essence diffuse des choses, mais leur essence divine, Dionysos. Nietzsche esquisse même parfois une théodicée qui justifie la puissance créatrice absolue de toute accusation de mal : ''Je pense que l'existence du mal et de la douleur ne prouve rien contre le génie artistique de Dieu. Peut-être seulement, contre sa « bonté »''.

La transition que voudrait établir Heidegger à un certain moment entre la Volonté de Puissance artistique et la volonté de volonté technologique repose sur la seule notion d'un ''calcul'' qui serait commun à l'une et à l'autre. À chaque fois la volonté ''calculerait'' les valeurs dont elle a besoin pour soutenir et favoriser diverses forces en gestation ou diverses ensembles en acte. Mais la main de l'artiste ne ''calcule'' pas son geste comme le dirigeant d'une entreprise calcule ses investissements, ses gains et ses dépenses. Le calcul sans but du créateur n'a rien à voir avec le calcul leibnizien du planificateur. La concurrence entre des fictions qui de toute façon ne peuvent régner isolément et sont forcées de composer entre elles, de ''jouer'' entre elles, n'a rien de commun avec la concurrence techno-économico-politique soumises aux lois contraignantes d'un marché s'étendant à la planète toute entière. Dans ses derniers textes (Qu'appelle-t-on penser?), Heidegger a renoncer à faire de Nietzsche le prophète involontaire du dispositif technologique : il voit en lui le penseur qui libère la volonté du ressentiment fondamental de la métaphysique, c'est-à-dire de la haine contre ce qui n'est que temporel et temporaire, la haine contre ce qui ne serait que passage, apparition aussitôt vouée à disparaître.

L'apparence paraît et disparaît continuellement. Dire qu'elle revient éternellement, n'est-ce pas parler en image, en symbole, selon l'apparence ? Certes, mais précisément cette transfiguration esthétique de l'apparence, son ''éternisation'', ne hausse pas simplement celle-ci au rang de la place de l'ancienne vérité. L'apparence ne fonctionne pas comme un nouvel absolu. Elle donne seulement le nom générique de toutes les interprétations. La ''métaphysique de l'apparence'' signifie qu'il n'y a que des interprétations, qu'il n'y a plus de différence métaphysique. Le nivellement ou l'effacement des distinctions métaphysiques est-il lui-même une métaphysique ? Tel est le débat qu'ouvre l'interprétation heideggérienne, mais n'est-ce pas davantage un débat sur l'essence de la métaphysique qu'un débat sur Nietzsche ? » ibid, pp. 104-107

 

HEIDEGGER, CRITIQUE DE NIETZSCHE.
Volonté de puissance et métaphysique de la subjectivité

Par Alain de Benoist


A partir de 1936, Martin Heidegger se lance dans une lecture intensive de l'œuvre de Nietzsche, œuvre à laquelle il commence la même année à consacrer un cours de première importance. D'autres écrits suivront1. La façon dont Heidegger analyse et interprète la philosophie de Nietzsche représente une étape capitale de sa propre pensée. Mais ses conclusions paraissent à première vue déroutantes. Heidegger voit en effet dans l'ébranlement nietzschéen la conséquence lointaine de l'ébranlement platonicien, puis cartésien. Il dit de Nietzsche qu'il est « tout proche de Descartes quant à l'essentiel », et va jusqu'à le qualifier de « plus débridé des platoniciens ». Comment parvient-il à un tel diagnostic ? C'est ce que nous essaierons d'expliquer dans ce bref exposé.

 

Lire la suite du texte d'Alain de Benoist dans le document PDF faisant suite :
 

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Il ne s'agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser

Pierre-Joseph Proudhon

Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

F. Nietzsche

 

 

Friedrich Nietzsche

 

« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

"Minuit" de Vincent Vauclin

 

L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

Alain de Benoist

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« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

 

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« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(partisan du socialisme conservateur-révolutionnaire européen, pagano-catholique enraciné dans sa patrie !)

 

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