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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:40
Joseph Victor Ranvier - La source

Joseph Victor Ranvier - La source

Le culte des eaux et des sources dans le monde romain (introduction par Y. Sparfell)

 

 

Ce n'est pas la nature en elle-même qui est sacrée, comme le proclamait le romantisme. Si certains sites en particulier, sources, bois, lacs, rivières ou sommets, ont pu durant l'Antiquité faire l'objet de cultes, c'est bien parce qu'ils représentaient aux yeux des Anciens les demeures exemplaires des divinités, des sites remarquables qui, par le symbolisme qu'ils inspirent toujours, font part de l'harmonie du Tout. Les rites qui s'y déroulaient devaient donc harmoniser les actions des hommes avec l'Ordre du monde tel qu'il pouvait apparaître de part l'action des Dieux.

Il est un principe qu'il nous faut bien comprendre, c'est que le monde d'en bas, le nôtre, est à l'image du monde d'en haut, celui des Dieux. On peut d'autant mieux interpréter ce principe ancestral en songeant à regarder la « nature » comme un grand livre ouvert. C'est une lecture. Et une lecture implique de savoir interpréter les signes qui s'y trouvent. Il ne saurait être question, ce serait absurde, de sacraliser les signes en eux-mêmes, mais bel et bien de donner un sens à l'élégance toute « naturelle » qu'ils nous paraissent avoir dans leur ordonnancement. Disons que certains signes, certaines expressions particulières de la puissances des Dieux dans le chaos de la nature sont à même de faire naître en nous une singulière interprétation de l'Harmonie qu'Ils sont sensés générer par leur présence. C'est cette toujours singulière interprétation qui fonde chaque communauté et lui apporte croyances, valeurs, certitudes, mais aussi espoir de pérennité et de grandeur.

 

 

Le culte des eaux et des sources dans le monde romain

(cours du professeur John Scheid)

« Nullus enim fons non sacer, ''il n’y a de source, en effet, qui ne soit sacrée''. C’est en ces termes que le commentateur de l’Enéide de Virgile, Servius, expliquait l’emploi par le poète, de l’expression sacer fons, ''source sacrée'', au vers 84 du livre 7.

Cette formule lapidaire met à l’aise le lecteur moderne qui est persuadé que le sujet n’a rien de surprenant. La source est sacrée, on vénère et on supplie le sacré qui est dans l’eau pour obtenir un bienfait, généralement la santé. Voilà ce que le lecteur entend en lisant le commentaire de Servius. C’est la sacralité active de l’eau qui semble en cause, c’est cela que les Anciens étaient censés rechercher. Et le lecteur pense immédiatement à Lourdes, à Vichy, Ax, Ferrières, Spa, Bagnères-de- Bigorre et tant d’autres stations thermales. La formule de Servius n’a toutefois pas le sens que les modernes ont tendance à lui accorder après un siècle et demi de thermalisme ... »

Suite dans le fichier PDF joint :

Gustave Courbet - La source

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Publié par Yohann Sparfell - chevalier de Bretagne - dans Documents

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Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé, communisme étatiste, fascismes ou libéralisme, même faussement adaptées aux temps présents, mais d'une pensée véritablement individualiste (et non-libérale) ! Elle pourrait ainsi émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et associative, tout comme de notre rapport à l'autre et à nos propres croyances. Une pensée n’est en effet véritablement individualiste que dans la mesure où elle nous permet de faire preuve de réalisme quant aux conditions de notre individualité au monde - comme, donc, de notre humanité - et en cela elle se positionne donc clairement dans le mouvement évolutif de la Connaissance de la connaissance. En somme, notre interprétation de l'individualisme s'inscrit dans une volonté théorique et pratique de faire en sorte que l'individu humain, en vertu de sa singularité, reconquiert son auto-détermination au-delà des vaniteuses certitudes propres à la vie en société. Ma recherche, ma contribution au travers de ce site, s'enthousiasme donc des possibilités progressives infinies dont seraient capables les hommes s'il leur était seulement donné à chacun de pouvoir affirmer son devenir en harmonie avec les autres devenirs individuels, de réacquérir leur pouvoir de créer en reconnaissance des contradictions qui les constituent, qu'il ne s'agit pas d'ignorer ou de vaincre, mais d'équilibrer et d'accorder l'une par l'autre, comme nous l'invitait Proudhon.

La civilisation européenne occidentalisée est aujourd'hui à court d’idées, et plus encore, à court de volonté propre. L'individualisme "aristocratique" nietzschéen, forme particulière de l'individualisme anarchiste sans en être vraiment, devra donc dépasser le blocage actuel de la résignation et de la soumission aux convictions de la Modernité de telle façon à ce que puissent s’affirmer librement les individus en eux-mêmes et en leurs libres associations. C’est par le respect de chacune des singularités humaines et de l’inégalité ontologique qui les met en lien, par la subsidiarité bien comprise, par la justice sans préjugés de classe, et par la consécration d’une nouvelle "aristocratie" du "devoir", que les habitants actuels de l'Europe pourrons reconstruire souverainement une Puissance qui leur sera propre et qui consacrera leur besoin de se soumettre la politique comme l'économique en tant qu’instruments de leur volonté, de leur autonomie et de leur liberté. En cela, ils retrouveront le goût de leur humanisme originel, d'un type "antique" d'humanisme !

Le temps serait-il donc venu de faire de l'Europe un Imperium civilisationnel, et de ne plus rejeter toute idée de Puissance au nom d'une "liberté" idéalisée ? Car le monde qui se dessine est celui où s'affirmeront et les individus et les Imperii  civilisationnels ! À nous, hommes de conscience, d'en prendre acte !!

Yohann Sparfell

(Individualiste "aristocratique" nietzschéen)

 

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