9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:36
Le festival du village – Pieter Brueghel le Jeune

Le festival du village – Pieter Brueghel le Jeune

Voici un texte de John Clark qui peut apporter la démonstration d'une part, de l'importance fondamentale des principes de l'écologie sociale, de l'éco-philosophie et du communalisme dans un combat socialiste au point de l'évolution humaine où nous sommes situés et d'autre part, que ces principes ne sont pas légitimement appelés à être accolés aux préjugés et aux rhétoriques d'une gauche dite « radicale », mais plutôt en fait « sociétale », qui y voit une occasion par le biais d'un écologisme mal compris de renouveler son discours n'ayant eu de cesse d'accompagner le libéralisme dans sa destruction des communautés traditionnelles et locales : il y a là comme une sérieuse contradiction que ne saurait cacher plus longtemps une parodie de nostalgie déplacée envers une époque soixantehuitarde où ne devrait régner que l'absolutisme de l'individu et de ses droits. L'écologie sociale est l'aboutissement temporaire d'une pensée très ancienne qui a parcouru, entre autres, les consciences de Kropotkine, Élisée Reclus, Patrick Geddes, Lewis Mumford et Murray Bookchin. Ce dernier n'est donc pas l' « inventeur » de l'écologie sociale, mais d'une certaine vision de celui-ci, plus ancrée à gauche, plus matérialiste aussi, tout en n'échappant pas à certains travers « dogmatiques », tel que nous le rappelle Clark. La « pensée écologique communautaire » ne saurait par conséquent se laisser enfermer dans une idéologie clairement définie, tout en se donnant néanmoins la possibilité de faire ré-émerger à la conscience des hommes, au travers des principes comme ceux de l'écologie sociale, ce qui du plus profond d'eux-mêmes leur apporte les conditions ontologiques, philosophiques et politiques de leur propre affirmation et auto-réalisation. Nulle doute que Bookchin a marqué de son empreinte cette réaffirmation, ou, plus exactement, expression théorique et pratique d'une possibilité révolutionnaire d'affirmation, et ce malgré les concessions faite à son époque, mais il n'a pas été le seul sur cette voie, chose que lui-même ne démentirait pas d'ailleurs. La pensée holiste dialectique, au centre de l'écologie sociale, et même du socialisme organique ou communautaire, est en quelque sorte la pensée de l'homme réel, c'est-à-dire de l'homme en tant que nature prenant conscience d'elle-même. C'est une pensée que les hommes conscients de leur place en ce monde, dans le Cosmos, doivent continuer à enrichir afin de pouvoir, en notre époque d'incertitude et de déliquescence de nos valeurs communes, réorienter l'évolution humaine en nos communautés, notamment européennes, vers une plus grande conscience de la complexité et du caractère indépassable des interrelations qui nous constituent et nous élèvent.

Y.S.

 

Une écologie sociale


 

Par John Clark

Traduction d'Alain Thévenet,

revue par Ronald Creagh



 

L'humanité est la nature prenant conscience d'elle-même.

Elisée Reclus (1)


 

En son sens le plus profond et le plus authentique, l'écologie sociale est le réveil de la communauté terrestre, qui réfléchit sur elle-même, découvre son histoire, explore la situation difficile dans laquelle elle se trouve et envisage son futur(2). Un des aspects de ce réveil est le processus de réflexion philosophique. En tant qu'approche philosophique, une écologie sociale s'intéresse aux dimensions ontologique, épistémologique, éthique et politique des relations entre le social et l'écologique et recherche une sagesse pratique découlant de telles réflexions. Elle cherche à nous orienter, en tant qu'êtres concrètement inscrits dans une histoire humaine et naturelle, pour nous permettre de faire face aux défis et aux opportunités. Ce faisant, elle développe une analyse à la fois holistique et dialectique et une pratique sociale qu'on pourrait mieux décrire comme un éco-communitarisme.

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Présentation

  • : In limine
  • In limine
  • : Recherche philosophique et métapolitique intégrée au projet d'une Europe nouvelle des Nations libérée des mensonges néo-libéral et capitaliste, inspirée de penseurs tels F. Nietzsche, P.J. Proudhon, G. Orwell, S. Weil, A. de Benoist, A. Soral, A. Douguine, etc
  • Contact

Propos pour un "empire" européen, une Grande Europe dans le cadre du projet eurasiste de la multipolarité :

(Une Res publica des régions et nations européennes libérées des projets mondialiste et impérialiste pseudo-eschatologiques !)

Res Publica Europensis

(cliquer pour télécharger le PDF)

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Il ne s'agit pas de tuer la liberté individuelle mais de la socialiser

Pierre-Joseph Proudhon

Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

F. Nietzsche

 

 

Friedrich Nietzsche

 

« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

Alexandre Douguine 

 

Ce site se reconnaît dans la proposition de "Quatrième Théorie politique" et dans le projet "eurasiste" pour un monde multipolaire

 

L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

Alain de Benoist

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Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne

 

Égalité & Réconciliation

 

« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

Recherche

Intro

 

soldat avec groom_Giorgione

 

« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(partisan du socialisme révolutionnaire européen et de l'eurasisme, catholique enraciné dans sa patrie !)

 

 

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