16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 18:30
Le concept de nation – extrait (par Otto Bauer)

Le concept de nation – extrait

 

Par Otto Bauer

 

 

(Cet extrait est tiré du texte paru dans la revue Krisis n°46 de janvier 2017 « Nation et souveraineté ? », pp. 134-137)

 

 

[…] Pour le matérialisme national, la nation est une partie d'une substance matérielle spéciale, douée du pouvoir mystérieux de trouver en elle de quoi produire la communauté nationale de caractère. Ainsi, l'histoire de l'humanité devient pour lui l'histoire des luttes et des mélanges de substances raciales, héréditaires et immuables. S'il est vrai que cette manière non scientifique de voir les choses a connu dans un passé récent – surtout sous l'influence de Gobineau – une remarquable renaissance, il fait dire que le darwinisme s'y est activement opposé. Même parmi ceux qui accordent une importance particulière à la signification des caractères raciaux héréditaires, l'opinion s'implante qu' « il ne suffit pas simplement de constater la diversité des races, mais qu'il faut aussi en tenter l'explication ». Or, si l'on suit cette idée, la race ne devient rien de plus qu'un des moyens par lesquels les conditions de la lutte pour l'existence prennent leur efficacité et par lesquels les forces productives dont se servent les hommes dans leur lutte avec la nature forment la communauté nationale de caractère.

 

Le spiritualisme national a fait de la nation un mystérieux « génie du peuple », de l'histoire nationale une évolution autonome de ce génie du peuple, et de l'histoire universelle une lutte des différents génies, que leurs caractéristiques respectives ont poussés à l'amitié ou à l'hostilité mutuelles. Mais si Lamprecht, par exemple, place encore le développement de la conscience nationale au centre de son histoire de la nation et croit pouvoir trouver une loi générale de l'évolution du génie du peuple, il explique néanmoins déjà les mutations de la conscience nationale, l'évolution de l'âme du peuple, de l'ère symbolique à l'ère de la sensibilité par les changements de l'économie du peuple ; l'évolution de l'âme populaire n'est plus pour lui la force motrice du développement, mais le résultat des changements dans les modes de travail du peuple. Si, malgré cela, il ne se contente pas de comprendre la nation dans son devenir par le développement des forces productives humaines, par les changements des rapports de production humains, sous l'effet de lois, si, de surcroît, il tente de ramener ainsi le développement de la conscience nationale, de l'âme du peuple, à des lois générales qui ne pourront plus expliquer des faits historiques isolés, mais seulement décrire le caractère général de l'évolution, il ne pourra plus alors être question de lois, mais, comme le dit Simmel, de « représentations provisoires », de « vues d'ensembles provisoires sur des phénomènes historiques typiques »...

 

Préparée ainsi, d'une part par le darwinisme, qui a triomphé du matérialisme national, d'autre part par la recherche historique, qui a remplacé l'explication du devenir historique à partir d'un mystique « génie du peuple » par la démonstration des processus économiques qui déterminent le devenir de la nation, la conception matérialiste de l'histoire peut comprendre la nation comme le produit jamais achevé d'un processus constamment en cours, dont la dernière force motrice est constituée par les conditions de la lutte de l'homme avec la nature, les transformations des forces productives humaines et les changements des conditions humaines de travail. Selon cette conception, la nation est ce qui est historique en nous. Le darwinisme nous a appris à interpréter les signes que l'histoire de la vie organique a gravés sur notre corps vivant ; dans les intéressantes causeries de Bôlsche, on peut apprendre comment nos propres organes racontent l'histoire de nos ancêtres les animaux. De la même façon, nous apprenons à présent à interpréter le caractère national. Dans la particularité individuelle que chaque individu a en commun avec les autres individus de son peuple et qui l'unit avec les autres individus en une communauté, l'histoire de ses ancêtres (physiques et culturels) s'est inscrite, son caractère est de l'histoire figée. Le fait que notre particularité personnelle s'est formée dans la lutte pour l'existence des communautés passées, voilà ce qui fait de nous une communauté nationale de caractère.

 

Mais en concevant le caractère national comme un morceau d'histoire figée, nous comprenons du même coup comment la science historique nous permet de contredire l'opinion de ceux qui estiment que le caractère national est immuable, qu'il est constant. À aucun moment l'histoire d'une nation n'est achevée. Le sort, en se transformant, soumet ce caractère, qui n'est évidemment rien d'autre qu'une condensation du destin passé, à des changements continuels. C'est la communauté de caractère qui soude les co-nationaux d'une même époque ; ce qui rattachait les co-nationaux de différentes époques n'est pas l'identité du caractère, mais le fait qu'ils se suivent, qu'ils agissent les uns sur les autres, que c'est le sort des premiers qui déterminent le caractère de ceux qui leur succèdent. Ils ne sont pas liés par une conformité caractérielle de génération en génération. Cette situation se dessine aussi dans l'histoire de la langue. Ce sont les contemporains, liés par la communauté des relations, qui se trouvent en une communauté linguistique, et non pas les générations qui se succèdent. Les descendants sont déterminés dans leur caractère par les destins de leurs ancêtres ; mais ils n'en sont pas la réplique.

 

Ce n'est qu'en faisant découler la communauté de caractère de la communauté de destin que nous comprenons pleinement la communauté de caractère. Dans notre recherche, nous sommes partis de ses manifestations empiriques immédiates ; de l'identité du caractère chez les compatriotes, c'est-à-dire aussi du fait que l'Allemand moyen diffère de l'Anglais moyen, mais ressemble à tout autre Allemand moyen. Mais cette assertion n'a qu'une valeur générale relative. Ne connaissons-nous pas tous des Allemands qui ne possèdent rien de ce qui est généralement considéré comme le caractère national allemand ? Parvenus cependant, en partant de l'identité empirique, à la communauté de destin qui produit la communauté de caractère, nous accédons à une conception autre, plus profonde, de la communauté de caractère, par opposition à la simple similitude de caractère.

 

Le caractère individuel est la résultante de forces diverses : parmi elles nous trouvons cette influence de la communauté nationale de destin qui agit sur chaque individu en même temps que d'autres forces, différentes selon les individus, pour former le caractère. Ce n'est que dans le cas où ces dernières sont de puissance limitée que l'influence de la communauté nationale de destin produira des caractères individuels semblables. Mais si le caractère de l'individu subit l'influence de forces particulièrement puissantes qui diffèrent essentiellement des forces qui ont déterminé les caractère de ses compatriotes, il en résultera un caractère individuel qui, tout en ayant été, lui aussi, formé par la communauté nationale de destin, ne ressemblera plus aux autres individus de sa nation. Mais il reste cependant membre de la communauté nationale de caractère : car, aussi différent soit-il de ses co-nationaux, il leur est néanmoins proche parce que l'une des forces qui l'ont formé est identique à une de celles qui ont produit tous les autres individus de la même nation ; il est un enfant de sa nation, précisément parce qu'il serait devenu quelqu'un d'autre si les mêmes forces individuelles l'avaient formé dans le sang et la tradition d'une autre nation. Nous accédons ainsi à un autre sens, plus approfondi, du concept de communauté de caractère : celle-ci cesse de signifier pour nous la ressemblance des individus d'une même nation, mais veut dire qu'une même force a exercé son influence sur le caractère de chaque individu, même si les autres forces agissant parallèlement sont très différentes. Alors seulement se justifie la notion de communauté de caractère, l'expérience par elle seule ne nous permettant de reconnaître qu'une ressemblance relative de caractère. Or, tandis que cette ressemblance de caractère ne peut être constatée que chez la majorité des concitoyens, la communauté de caractère, le fait qu'ils sont tous le produit d'une seule et même force agissante leur est commun à tous sans exception. Cette force agissante, l'élément historique en nous, c'est ce qui est national en nous, c'est ce qui nous fait fusionner ensemble en une nation.

 

Or, en comprenant ainsi l'élément national dans notre caractère comme l'élément historique en nous, nous pouvons concevoir la nation mieux encore comme un phénomène social, un phénomène de l'homme socialisé. Pour l'individualiste, l'homme est un atome et les atomes ne lui semblent réunis que de l'extérieur, par les lois. Pour nous, en revanche, l'homme n'est pas un atome, mais le produit de la société ; Robinson lui-même, menant en solidaire sur son île sa lutte pour l'existence, n'en est capable que parce qu'il possède, en tant qu'héritier de ces ancêtres et produit de son éducation, les capacités que la société a développé et que Marx appelle les « forces sociales ». Ainsi, la nation ne représente pas, pour nous, un certain nombre d'individus liés entre eux d'une manière extrinsèque quelconque : mais elle existe plutôt dans chaque individu en tant qu'élément de son individualité propre, en tant que sa nationalité. Le trait marquant du caractère national ne se manifeste qu'en tant que trait de caractère d'individus créé par la société : il est le produit de qualités hérités et de biens culturels transmis, produits par les ancêtres de chaque compatriote dans une interaction constante avec les autres concitoyens, il est lui-même un produit social. Les individus appartenant à une nation sont donc unis du fait qu'ils sont tous le produit des mêmes forces agissantes, de la même société ; que dans les qualités individuelles leur sont légués les effets sélectifs de la lutte pour l'existence d'hommes vivant ensembles ; que leur caractère individuel a été formé par la même culture, qui s'est constituée dans la lutte pour l'existence de la même communauté d'hommes. Pour cette raison, et non par un statut extérieur, la nation est un phénomène social. La nation n'est pas une somme d'individus : chaque individu est au contraire le produit de la nation. Qu'ils soient tous le produit de la même société fait d'eux une communauté. Les particularités qui ne se manifestent que comme signes caractéristiques de l'individu sont le produit de la société et, en vérité, chez tous les membres d'une nation, le produit d'une seule et même société est ce qui unifie les individus en une nation. Ainsi, la nation ne doit pas son existence à des statuts externes, mais préexiste – logiquement et non historiquement – à tout statut. [...]

Le concept de nation – extrait (par Otto Bauer)

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F. Nietzsche

 

 

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« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

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L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

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« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

 

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« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(partisan du socialisme conservateur-révolutionnaire européen, pagano-catholique enraciné dans sa patrie !)

 

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