27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 18:45
Le bilan de la reprise (par Francis Delaisi)

Le bilan de la reprise

 

Par Francis Delaisi

 

Texte extrait de La Révolution européenne, éditions Kontre Kulture, pp. 217-225. Cet ouvrage de Delaisi a été écrit à Laval en 1941. Il y explique avec pédagogie le système économique libéral et, après avoir critiqué ce sur quoi il reposait : l'étalon-or, il l'oppose au redressement spectaculaire de l'économie allemande dès les premières années du IIIème Reich, redressement qui reposait quant à lui sur l'étalon-travail et sur un échange intra-européen pouvant bénéficier à tous : les bases matérielles d'une nouvelle unité européenne dont hélas le cœur spirituel ne fut pas à la hauteur...

 

 

Nous pouvons maintenant avoir une idée d'ensemble de la façon dont a été financé (sans capitaux) le fameux redressement du Reich qu'on a pris tour à tour pour un « bluff » ou pour un miracle.

 

Afin d'en donner une image claire et suffisamment approchée, j'ai tenté d'en présenter les données officielles, selon la forme ordinaire d'un bilan et d'un compte de profits et pertes.

 

Prenant pour base les chiffres de 1933, je les ai retranchés du total des revenus, des impôts et des emprunts publiés chaque année par les statistiques officielles. J'ai aussi obtenu le total des augmentations (recettes et charges) dues à la reprise provoquée par les méthodes nouvelles.

 

En somme, les nouvelles méthodes ont permis d'ajouter en cinq ans Rm. 73,9 milliards aux revenus des particuliers allemands.

Mais sur ce magnifique boni1, le Reich a dû prélever Rm. 28,3 milliards pour ses dépenses administratives accrues et pour ses armements. En outre, pour financer tout ce travail, il a dû prélever encore (par voie d'emprunts) à moyen et court terme 26,8 autres milliards.

Si bien qu'en fin de compte, sur le surplus produit par la reprise, l'État en a repris les trois quarts. Il n'est resté que Rm. 18,8 à la disposition des particuliers pour leurs besoins propres.

Et certes, si une telle somme était venue s'ajouter à la consommation du public allemand pendant cette période, les masses populaires auraient pu se croire revenues à l'aisance du temps de la Prospérité.

Malheureusement, elles ne le pouvaient pas ; car malgré tous les encouragements donnés à l'agriculture nationale, la production du sol allemand n'avait pas suffisamment augmenté, les importations de l'étranger étaient toujours plus réduites et le rationnement toujours plus strict.

C'est ainsi que par la force des choses, les 18 milliards de boni, ne pouvant entrer dans le circuit de la consommation, se sont repliés sur le circuit du crédit et de la production.

Nous les retrouvons sur le tableau des émissions où ils s'en vont financer les entreprises privées.

Si bien qu'en fin de compte, sur 73 milliards ajoutés en cinq ans par la reprise aux revenus privés, 3,8 seulement sont venus grossir la consommation : somme infime, dont il ne faut pas s'étonner ; puisque tout l'effort du gouvernement tendait à empêcher les revenus nouveaux d'entrer dans le circuit de la consommation.

Cela, il ne l'a pas fait de gaieté de cœur, et pour accroître ses armements, comme on l'a si souvent cru en France. On le voit bien puisque, dans cette période, sur les 18 milliards disponibles, 15 ont été absorbés par les entreprises civiles les plus pacifiques.

Pendant cette période (1933-38) tout ce que l'Allemagne a pu produire de consommable a été mis à la disposition du peuple allemand. Ce ne sont pas les armements qui ont été la cause du rationnement ; c'est l'insuffisante production de l'espace vital national allemand.

Cela seul suffit à faire comprendre l'importance qu'a prise, dès cette époque, dans l'opinion allemande et dans les préoccupations de son gouvernement l'idée de l'unité économique du Continent européen.

En somme, si l'on considère l'ensemble du redressement de l'Allemagne pendant ces cinq années, qui ont changé la face du monde, on voit qu'il a été financé par trois moyens :

    • l'accroissement des dépôts

    • l'accroissement des impôts

    • l'accroissement des emprunts.

Si les deux derniers ont produit des excédents considérables, c'est parce que le premier a pris un développement prodigieux.

Il a été dû lui-même à deux raisons :

a) On a beaucoup travaillé pendant ces cinq années ; 6 millions de chômeurs sont rentrés à l'atelier, à l'usine ou au bureau et tous les ouvriers ont travaillé une heure de plus par jour en moyenne. Ce qui représente, pour l'ensemble de la population active, un bon nombre de milliards d'heures de travail, donc de production complémentaire.

Tous ces hommes – et ces femmes – ont travaillé dans leur métier, à pleins salaires, et ont donné par conséquent leur maximum de rendement. De ce fait, ils ont accru non seulement leur propre salaire, mais aussi les bénéfices (et les réserves) des entreprises.

Et cela explique les Rm. 73 milliards environ qui ont été ajouté en cinq ans au revenu global du peuple allemand.

b) Mais si la marché des produits vitaux n'avait pas été rationné, la plus grande partie de cet énorme bonus aurait été employée à leur achat. Et comme la production du sol allemand était insuffisante, la hausse des prix aurait sévi, comme partout ailleurs : la classe aisée aurait vécu dans l'abondance, tandis que les masses seraient tombées dans la misère (comme au temps du chancelier Bruning).

Seul un rationnement sévère, et strictement égal pour tous, pouvait rendre ce régime supportable et fécond.

Seule, la suppression du marché noir, en détournant de la consommation les gains supplémentaires créés par la reprise, a pu laisser se former cette masse énorme de capitaux dans laquelle l'État pouvait constamment puiser par l'impôt ou par l'emprunt,

Dès lors, pour financer les énormes travaux (civils ou militaires) entrepris par le Reich, il n'était plus besoin d'avoir recours aux ressources accumulées par les fortunes acquises (lesquelles d'ailleurs n'existaient plus).

Il suffisait de puiser dans cette masse de capitaux neufs au fur et à mesure de leur formation, ainsi le travail arriverait à se financer lui-même. Mais, comme ces capitaux en dépôt dans les banques provenaient pour la plupart de la vente de demi-produits et que seul le produit fini est payé par l'acheteur définitif (sur ses gains si c'est un consommateur ou sur le produit des impôts et emprunts si c'est l'État), il y avait à faire une anticipation dangereuse. Les banques étaient habituées à la faire jouer pour le commerce de détail, parce qu'il s'agissait obligatoirement de produits finis, et pour un temps très court. Il fallait maintenant l'appliquer à l'industrie, dont le processus de fabrication s'étend le plus souvent sur une ou plusieurs années.

Il fallait allonger le terme : mais alors on risquait de financer des fabrications à long terme avec des capitaux à court terme. Opération dangereuse dont l'Amérique, la première, avait fait l'expérience et dont l'Allemagne avait été la triste victime.

C'est alors que la Traite de Travail avec ses freins et ses contrôles, a permis de résoudre le problème.

Cette innovation sera dans l'histoire de la technique bancaire quelque chose comme la découverte du courant d'induction ou des ondes hertziennes.

Depuis ce moment, on peut dire que l'économie est entrée dans une ère nouvelle. Plus précisément, nous devons modifier profondément la notion que nous nous faisions du Capital et de son rôle dans le production et dans la structure sociale toute entière.

Pendant vingt siècles de civilisation agricole, le Capital a été essentiellement un bien de production matériel indivisible (terre, ferme, maison de rapport, bétail ou charrue).

L'épargne se présentait aussi sous la forme matérielle mais divisible selon les lois de l'arithmétique, d'un certain poids d'or et d'argent.

Le crédit consistait dans le prêt de la chose matérielle et divisible (monnaie), l'objet matériel et indivisible servant de gage.

L'opération se faisait toujours entre personnes nommément désignées dans un acte publié et tout l'effort du droit romain s'appliquait à lier les personnes en même temps que les biens. Le but de l'opération était d'accroître les revenus du prêteur par prélèvement sur le travail du débiteur, car l'ambition de tout capitaliste était d'accumuler assez de capitaux pour « vivre de ses revenus », c'est-à-dire du travail des autres. Ainsi naquit l'antagonisme séculaire du Capital et du Travail.

Depuis l'ère de la machine, insensiblement la matière du capital s'est transformée. Par la création de la Société Anonyme et du titre au porteur, sa responsabilité s'est trouvée limitée à la somme souscrite. Le capital n'est plus qu'un droit à une part des bénéfices d'une entreprise, il passe de mains en mains comme une monnaie. La monnaie elle-même est devenue un « bon » de métal et finalement une simple créance.

Ainsi le Capital s'est dépersonnalisé.

En même temps, il s'est dématérialisé. Il n'est plus qu'un droit à une part des bénéfices sans intervention dans la gestion. La monnaie elle-même devient d'abord un simple bon de métal (billet) et finalement une simple créance sur le portefeuille d'une banque d'émission.

Enfin il s'est démocratisé. Les caisses d'épargne, les compagnies d'assurance, les réserves des sociétés, concentrent dans leurs caisses une épargne collective, fruit du travail des petites gens, qui n'y voient qu'un appoint à leur salaire ou une sécurité pour leurs vieux jours. Leurs épargnes ont fini par dépasser en volume le Capital fourni par lente accumulation des profits et les plus grosses entreprises sont financées par les économies des petites gens, qui n'en connaissent même pas l'emploi.

Ainsi, en moins d'un siècle, une transformation profonde s'est opérée non seulement dans les fonctions, mais dans la nature même du capital. Autrefois, il était une chose, maintenant il est une force ; il était statique, il est devenu dynamique.

Imaginez une chute d'eau, en travers de laquelle un particulier avait installé un moulin. Les fermiers du voisinage venaient y faire moudre leur blé et versaient au meunier le revenu dû à son capital et à son travail. Si le meunier faisait faillite ou si une inondation emportait sa roue à eau, les fermiers en étaient quittes pour porter leurs sacs à un autre moulin. La gêne était petite et la communauté n'avait pas à intervenir.

Aujourd'hui, la roue à eau a été remplacée par une turbine ; des dynamos transforment la chute d'eau en courant à haute tension, que des câbles, relayés par des transformateurs, transportent dans les villes lointaines où il donne la lumière à des millions d'hommes, de l'énergie à des centaines d'usines, à d'innombrables tramways, etc.

Il y a la même différence entre le capital statique d'autrefois et le capital dynamique d'aujourd'hui qu'entre la roue à eau et le courant électrique.

Une rupture de câbles ou une simple erreur de voltage peut plonger des million d'hommes dans l'obscurité et paralyser les entreprises. Aussi la turbine n'est-elle pas libre, comme l'était autrefois le moulin à eau. De même que la Société d'électricité est soumise au contrôle et règlements de nombreuses administrations, de même le Capital, devenu pareil au courant qui fait mouvoir l'économie d'un pays, doit être contrôlé et sa gestion considérée comme un service public.

Mais dans la plupart des pays il n'en est rien encore.

Par une curieuse fiction électorale, les administrateurs, qui ne possédaient qu'une part infime du Capital sont investis de tous les pouvoirs que les capitalistes-électeurs n'exercent plus ; véritables Maires du Palais de ce Souverain ignorant et lointain, ils gèrent à leur guise les capitaux qu'on leur a confiés et, se substituant aux maîtres d'autrefois, ils tirent jouissance et puissance de richesses qu'ils n'ont pas créées et de capitaux qu'ils ne possèdent pas.

 

Le nouveau Reich, en prenant la gestion des porte-feuilles d'assurances et de réserves de sociétés afin de mettre les capitaux de l'épargne collective à la disposition de la nation, n'a fait que remplir sa fonction naturelle de gérant de la communauté allemande.

Sans nationaliser ou « socialiser » aucun capital, sans spolier aucun actionnaire ou obligataire, il a simplement supprimé le privilège que s'étaient appropriés quelques groupes de financiers irresponsables en vertu d'une délégation fictive et d'un principe électoral aujourd'hui périmé.

Cet acte révolutionnaire était si naturel et si justifié que les masses socialistes elles-mêmes n'en ont pas encore vu l'importance.

Mais les hommes des trusts ne s'y sont pas trompés. Bien décidés à ne pas renoncer à ce privilège financier dont ils tirent jouissance et puissance, appuyés sur toutes les forces que leur donne la libre disposition des capitaux du public, ils ont fait appel à tous les dirigeants du monde, qui, au nom de quelque principe que ce soit, exercent le même privilège.

Ensemble ils ont résolu d'abattre le nouveau régime qui, s'il triomphait même en un seul pays, leur ôterait partout leur puissance.

De ce point de vue, la guerre actuelle prend un sens et une portée singuliers.

1Économie vis-à-vis de la dépense prévue, excédent.

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Published by Yohann Sparfell - chevalier de Bretagne - dans Autres auteurs

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Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

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« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

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L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

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« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

 

 

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« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(nationaliste-révolutionnaire européen pour l'Imperium en devenir !)

 

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