18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 20:17

L'auto-valorisation de l'individu et le système de la dette

 

 

Voir le Fichier : Lauto-valorisation_de_lindividu_et_le_systeme_de_la_dette.pdf

 

 

Remobilisons-nous pour la production, remobilisons-nous pour l'économie, faisons en sorte que le travail redevienne une valeur partagée par tous !

 

Ce genre d'appels traversent les différents discours de la classe politique en cette période de campagne électorale, et de diverses manières selon les tendances, mais tous respirent ce besoin de faire renaître une dynamique de valorisation qui s'est essoufflée d'elle-même, à bout de course, semant au passage misère matérielle et sociale, chômage, désespoir...et barbarie. Et chacune des organisations politiques et de leur candidat à la présidentielle en cette année 2012 de tâcher de faire s'accrocher le wagon de leurs électeurs potentiels aux chimères qui les ont pourtant déjà conduit aux impasses où nous nous trouvons et d'où à les entendre, il faudrait que nous accélérions, afin de nous écraser plus sûrement contre le mur qui en bouche la sortie sans doute ! Combattre la finance, redonner sa place à l'économie réelle, revaloriser le travail, donner la priorité aux « français de souche » dans le monde fantastique de la production, redonner à la France sa compétitivité, se repositionner par rapport à la concurrence mondiale, voilà donc les idéaux fanés qu'ils brandissent tels des oripeaux masquant difficilement leur impuissance, leur soumission aux règles impersonnelles et intransigeantes du capital internationalisé.

 

Et c'est en ayant conscience de cela, que l'on peut et doit discerner dans chacun de ces discours, qui ne changent en fait que par la forme mais par sur le fond – l'acceptation pleine et entière (« y'a pas le choix ») du paradigme capitaliste –, la trame qui leur donne en fait un sens commun : il faut continuer coûte que coûte à se valoriser, individuellement et collectivement, afin de rester disponible, apte, compétent voire même compétitif en regard des besoins de l'économie « moderne » dont notre mobilisation doit nous permettre d'en recueillir les fruits tant espérés. Cette orientation, qui en vérité a toujours été celle donnée par le capital à ses « sujets » de par sa nécessité de pouvoir trouver à son service une « force de travail » adaptée à ses appétences, s'accroît logiquement de nos jours du fait de la crise dans laquelle son propre mouvement l'enfonce irrémédiablement.

 

Et cette crise appelle deux choses : d'une part, un besoin de prévisibilité en ce qui concerne les différentes tendances inhérentes aux sociétés dominées par le capitalisme (c'est-à-dire quasiment toutes à l'heure actuelle), tendances de la consommation, de la production, de la formation, etc, et d'autre part, coextensivement avec la première, une domination qui s'opère non seulement, peut-on dire indirectement au travers du travail, mais plus directement par le biais d'un « devoir être », d'une forme d'existence qui s'impose comme d'une forme de moralité et dont la mesure s'effectue par la solvabilité de l'individu ou de la collectivité.

 

C'est la dette qui prend alors toute son importance, qui devient un instrument de régulation, de domination, d'orientation des forces et actions immanentes à la vie dans le dessein de juguler toute pratique néfaste vis-à-vis du cours indicible et indéfini de l'accumulation du capital internationalisé, et afin d'en faciliter l'indispensable folle accélération. Mais ce qui peut paraître ici terrible, c'est que le système de la dette s'engendre au travers de la confiance, de rapports humains qui paraissent directs, sincères, « d'homme à homme », et non pas médiatisés par des catégories comme la marchandise, la production ou le travail. C'est tout le piège du crédit ! Ce crédit qui, ayant valeur de confiance dans un milieu archaïque ouvrant encore aux possibilités inhérentes à la pulsion créatrice de la vie (la « puissance de l'agir » encore présente dans les communautés non totalement subsumées par un ordre social visant une domination absolue), est devenu instrument, principalement financier, de conquête et de contrôle de ces même pulsions (de ces « désirs » diront certains) à des fins de perpétuation d'une domination fondée sur l'exploitation et l'accumulation du capital. Voilà qui, entre autre, donne une interprétation quelque peu différente de celles partagées par les médias et les politiques (ou du moins une bonne partie d'entre eux) vis-à-vis du rôle – selon leurs discours, plus ou moins parasitaire - que jouent les agences de notation dans la phase actuelle de restructuration du capital mondialisée et de sa dynamique de concentration financière (celle-ci n'étant que le « capital commun » de la classe des capitalistes offrant à ses agents, les banquiers, une possibilité illimitée de gestion et de direction déterritorialisées du social, fonction somme toute incluse dans, et « dirigée » par, la logique même de restructuration et de perpétuation de l'accumulation du capital, donc de l'économie, et non point « parasitant » celle-ci par le biais de l'avidité de quelques personnes).

 

(à suivre, un passage du livre de Maurizio Lazzarato paru aux éditions Amsterdam en 2011 : « La fabrique de l'homme endetté », p. 45 à 48, ce passage s'appuyant sur un texte de Marx, « Crédit et banques » d'où sont extrait les citations ; et page 52) :

 

….

 

"Dans le système du crédit, dont l'expression achevée est le système de la banque, on a l'impression que la puissance du pouvoir étranger, matériel, est brisée, que l'état d'aliénation de soi est aboli et que l'homme se trouve de nouveau dans des rapports humains avec l'homme."

 

Le crédit semble fonctionner à rebours du marché et du rapport capital-travail. Il donne l'impression que les relations sociales entre les personnes ne se présentent plus inversées dans un rapport social entre choses comme dans le fonctionnement de la relation capital/travail. Le fétichisme de la marchandise (« le pouvoir étranger, matériel ») ne semble plus opérer puisque l'homme se confronte directement avec un autre homme en lui faisant « confiance ».

 

"Mais cette suppression de l'aliénation, ce retour de l'homme à lui-même et donc à autrui n'est qu'illusion. C'est une aliénation de soi, une déshumanisation d'autant plus infâme et plus poussée que son élément n'est plus la marchandise, le métal, le papier, mais l'existence morale, l'existence sociale, l'intimité du cœur humain elle-même : que, sous l'apparence de la confiance de l'homme en l'homme, elle est la suprême défiance et la totale aliénation [c'est l'auteur qui souligne]."

 

Le crédit réalise et manifeste encore plus que le travail l'essence subjective de la production, puisque ce qui est en jeu, selon une autre traduction du même passage, c'est « l'existence morale, l'existence communautaire, les tréfonds du cœur humain ». Pour agir, c'est-à-dire pour commencer quelque chose dont la réalisation est soumise aux aléas du temps, pour se risquer dans l'inconnu, l'imprévisible et l'incertain, il faut d'autres forces que celles engagées dans le travail : la confiance dans les autres, dans soi-même et dans le monde. La relation créancier-débiteur ne représente que l'illusion de la fin de la subordination de l'homme à la production « de la valeur » économique et son élévation à la « production des valeurs » fondée non plus sur le travail salarié, le marché et la marchandise, mais sur la communauté et sur les sentiments les plus nobles du cœur humain (la confiance, le désir, la reconnaissance de l'autre homme, etc.). Avec le crédit, nous dit Marx, l'aliénation est complète, puisque ce qui est exploité, c'est le travail éthique de constitution de soi et de la communauté.

La confiance, condition de l'agir, se métamorphose en défiance de tous envers tous et se cristallise ensuite en demande de « sécurité ». La circulation des dettes privées est une circulation d'intérêts égoïstes et individuels. Elle présuppose, sous l'apparence de la reconnaissance de l'autre, une méfiance préalable, puisque l'autre est son rival, un concurrent et/ou un débiteur.

 

 

"Qu'est-ce qui constitue la nature du crédit ? Nous faisons ici entièrement abstraction du contenu du crédit, qui est toujours l'argent.

Nous ne considérons pas le contenu de cette confiance, selon lequel un homme en reconnaît un autre par le fait qu'il lui avance des valeurs. Dans le meilleur des cas […], quand il n'est pas usurier, il marque sa confiance à son prochain en ne le considérant pas comme un fripon, mais comme un homme « bon ». Par « bon », le créancier comme Shylok, entend solvable."

 

La confiance qu'exploite le crédit n'a rien à voir avec la croyance dans de nouvelles possibilités de vie, et donc dans une force généreuse envers soi, les autres et le monde. Elle se limite à être une confiance dans la solvabilité et fait de cette dernière le contenu et la mesure de la relation éthique. Les concepts « moraux » de bon et de mauvais, de confiance et de méfiance, sont traduits en solvabilité et non-solvabilité. Les catégories « morales » par lesquelles on « mesure » l'homme et son action sont une mesure de la raison économique (de la dette). Dans le capitalisme, la solvabilité est donc la mesure de la « moralité » de l'homme.

Et même dans le cas où « un riche consent un crédit à un pauvre », ce qui constitue une exception et non la règle à son époque, Marx remarque :

 

"Nous voyons que la vie du pauvre, ses talents et son activité sont aux du riche une garantie du remboursement prêté : autrement dit, toutes les vertus sociales du pauvre, le contenu de son activité sociale, son existence elle-même, représentent pour le riche le remboursement de son capital et de ses intérêts usuels. La mort du pauvre est dès lors le pire incident pour le créancier. C'est la mort du capital et de ses intérêts [c'est l'auteur qui souligne]."

 

Le crédit implique une « évaluation morale » du débiteur par le créancier, c'est-à-dire une mesure « subjective » de la valeur. Mais ce qui est évalué, ce ne sont pas seulement les compétences et les savoir-faire du travailleur, mais l'action du pauvre dans la société (les « vertus », l' »activité », la « réputation » sociale), c'est-à-dire son style de vie, son comportement social, ses valeurs, son existence elle-même. C'est à travers la dette que le capital peut s'approprier non pas uniquement les capacités physiques et intellectuelles exercées par le pauvre dans le travail, mais aussi ses forces sociales et existentielles.

 

"Pensez à ce qu'il y a d'abject dans le fait d'estimer un homme en argent, comme c'est le cas avec le crédit. Le crédit est le jugement que l'économie politique porte sur la moralité d'un homme. Dans le crédit, au lieu du métal et du papier, c'est l'homme lui-même qui devient le médiateur de l'échange, non pas en tant qu'homme, mais en tant qu'existence d'un capital et de ses intérêts. Dès lors, en quittant sa forme matérielle, le moyen d'échange a sans doute fait un retour à l'homme, mais uniquement parce que l'homme est lui-même jeté hors de soi."

 

Le crédit exploite donc non seulement les rapports sociaux en général, mais aussi la singularité de l'existence. Il exploite le processus de subjectivation en touchant à l'individuation même de l'existence. Finalement, le jugement « moral » porte sur la « vie ». Mais la « vie » dont il est question n'est pas la vie biologique (la santé, la naissance et la mort) comme dans le concept de biopolitique, et encore moins la vie cognitive, mais la vie « existentielle ». L'existence signifie ici puissance d'auto-affirmation, force d'autopositionnement, choix qui fondent et portent des modes et des styles de vie. Le contenu de l'argent n'est pas ici le travail, mais l'existence, l'individualité et la morale humaine ; la matière de l'argent n'est pas le temps de travail, mais le temps de l'existence :

 

"Ce n'est pas l'argent qui s'abolit dans l'homme au sein du système de crédit ; c'est l'homme lui-même qui se change en argent, autrement dit l'argent s'incarne en l'homme. L'individualité humaine, la morale humaine se transformant à la fois en article de commerce et en existence matérielle de l'argent. Au lieu de l'argent, du papier, c'est mon existence personnelle, ma chair et mon sang, ma vertu sociale et ma réputation sociale qui sont la matière, le corps de l'esprit-argent. Le crédit taille la valeur monétaire non pas dans l'argent, mais dans la chair humaine, dans le cœur humain."

 

[…]

 

Dans l'économie de la dette, nous ne pouvons plus distinguer le travail de l'agir, comme le faisait encore Hannah Arendt. Avec le crédit, l'action devient un élément de la dynamique économique, et même son moteur ! Le capitalisme contemporain, à travers la subjectivation que la dette implique, intègre l'action et les forces qui la rendent possible. En effet, la dette exploite, l'action éthique de constitution à la fois de la communauté et de l'individu, en mobilisant les forces qui sont à l'origine de « l'existence morale, l'existence communautaire ».

 

….

 

 

                                                                                                                                                           Max L'Hameunasse

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Published by Max L'Hameunasse - dans Textes de critiques et réflexions

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Pierre-Joseph Proudhon

Ce n'est pas autour des inventeurs de fracas nouveaux, c'est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que gravite le monde ; il gravite en silence

F. Nietzsche

 

 

Friedrich Nietzsche

 

« La véritable Europe est un accord et non l’unisson. Goethe tient pour toutes les variétés et toutes les différences : l’esprit qui interprète la nature ne peut pas se donner une autre règle ni un autre jugement. Il n’est d’Europe que dans une harmonie assez riche pour contenir et résoudre les dissonances. Mais l’accord d’un seul son, fût-ce à des octaves en nombre infini, n’a aucun sens harmonique. Pour faire une Europe, il faut une France, une Allemagne, une Angleterre, une Espagne, une Irlande, une Suisse, une Italie et le reste. »

« Dans Goethe, l’Europe est une mère aux fils innombrables ; par la voix du poète, elle les invite à se reconnaître. Goethe leur ouvre les yeux ; qu’ils consentent enfin à prendre conscience les uns des autres ; qu’ils aient honte de se calomnier et de se haïr. Goethe, puissant Allemand, n’entend pas que l’Europe soit allemande, ni que la France ou la Chine le devienne. Pour que l’Europe soit vraiment elle-même, il faut que l’Allemagne soit le plus allemande et la France le plus française que faire se pourra : moins le mal, ici et là, moins le mépris, la violence et la haine. »

André Suarès

 

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L'Europe est un projet de civilisation ou elle n'est rien. À ce titre, elle implique une certaine idée de l'homme. Cette idée est à mes yeux celle d'une personne autonome et enracinée, rejetant d'un même mouvement l'individualisme et le collectivisme, l'ethnocentrisme et le libéralisme. L'Europe que j'appelle de mes vœux est donc celle du fédéralisme intégral, seul à même de réaliser de manière dialectique le nécessaire équilibre entre l'autonomie et l'union, l'unité et la diversité. C'est sur de telles bases que l'Europe devrait avoir pour ambition d'être à la fois une puissance souveraine capable de défendre ses intérêts spécifiques, un pôle de régulation de la globalisation dans un monde multipolaire, et un projet original de culture et de civilisation.

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« le désir d’être libre ne procède pas de l’insatisfaction ou du ressentiment, mais d’abord de la capacité d’affirmer et d’aimer, c’est-à-dire de s’attacher à des êtres, à des lieux, à des objets, à des manières de vivre. »  George Orwell

 

 

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« Je ne parle pas pour les faibles. Ceux-ci cherchent à obéir et se précipitent partout vers l'esclavage... j'ai trouvé la force là où on ne la cherche pas, dans les simples hommes doux, sans la moindre inclinaison à dominer." Friedrich Nietzsche

 

Le dépassement du nihilisme qui caractérise les temps modernes ne pourra surgir d'un quelconque recours à l'une des idéologies du passé (communisme, fascisme) ou du présent (libéralisme), mais d'une pensée "conservatrice" qu'il devient aujourd'hui nécessaire de redéfinir. Il pourrait ainsi bien émerger d'une redéfinition radicale de l'autonomie individuelle et collective en Europe, et d'une réflexion renouvelée de ce qui fait l'homme, de l'alliance inaliénable de la transcendance et de l'immanence. Le devenir de l'être se situe dans l'éternel présent de cette dialectique à redéfinir, ainsi que dans une éternelle rencontre du passé et du futur, non dans un « autre monde possible », un idéal abstrait et prétendument plus vrai que le réel.

 

"On a pris ainsi longtemps le dessin pour l'ébauche d'une oeuvre qui, une fois achevée, le renvoyait à l'oubli et au néant. On sait que c'est faux : le dessin est déjà toute l'oeuvre, il n'y en a pas d'autre." Jean Baudrillard, Le miroir de la production, note 20 p. 143, 1973

 

Je suis animé du désir vivant et dissident de porter aussi loin que possible le coup du glaive dans le tréfonds de l'ordre moral trois fois centenaire, mais surtout aujourd'hui issu d'une subversion de la pensée européenne multimillénaire nous ayant donné à songer que nous puissions nous prendre pour des dieux. Les Lumières nous ont-elles trahis, ou aurions-nous trahi les Lumières ? Ou n'est-ce la pensée qui se serait trahie elle-même ? Si l'homme ne peut se passer de croyance, au moins a-t-il en cette époque submergée par de vaniteuses certitudes à son propos déposé dans les hauteurs du Royaume Celeste, vidé, la croyance en sa toute puissance. Mais à se croire tout-puissant, l'on en vient par la suite à se nier, à se mépriser, car "on" en oublie jusqu'à notre âme, en oubliant nos racines. Dans notre monde post-moderne, nous ne donnons à la vie que la possibilité de sa propre négation en voulant la protéger d'elle-même par la voie (ou la voix, appauvrie, du langage SMS) des idéalismes et des dogmes attachés aux antiennes de la "sainte" parole ultra-libérale.  


Il s'agit donc de comprendre que nos pensées ne sont pas neutres et que nous ne saurions nous élever sans "prendre le risque" d'avoir la conscience de ce qui fonde les supposées vertus de celles-ci : nos convictions, et ce sur quoi elles sont fondées ! L'émancipation ne peut advenir sans ce courage, cette probité, intellectuelle, sans tomber pour autant dans "l'intellectualisme" et la posture théorique. Réapprendre à penser, réapprendre à se poser et à "voir", à "lire", c'est aussi réapprendre à orienter nos pensées vers l'Être... à ne plus oublier l'Être... donc à ne plus omettre que, en tant qu'hommes, nous sommes éternellement redevables de ce qui nous fonde et nous élève.

 

Car nous sommes détenteurs, et passeurs, de la Tradition (traditio, de tradere : trans - à travers - et dare - donner) pour la continuité et pour l'avenir de laquelle s'érige face à nous, hommes conscients, socialistes conservateurs-révolutionnaires européens, héritiers des mouvements sociaux du passé, l'obligation de repenser le social, et le socialisme (de socius, ensemble, associés) à la Lumière de l'Impératif vital : promouvoir une restructuration organique et holistique, symbiotique, selon un schéma fédératif, des énergies humaines, tant économiques que culturelles et politiques, en France puis en Europe afin de retrouver la pleine puissance et maîtrise de nos agir, notre souveraineté nationale et civilisationnelle !

 

Yohann Sparfell

(nationaliste-révolutionnaire pour l'Imperium européen en devenir !)

 

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